Sorae te fait parler

Rencontre avec Pascale, auteure du livre «Gardienne du chemin sacré»

« Gardienne du chemin sacré » est ton premier livre: qui es-tu en plus d’être écrivaine ?

Je suis coach holistique, j’accompagne les personnes sur un aspect global : qui va de la tête en passant par le cœur et le corps. J’utilise pour ça le coaching et l’hypnose et aussi beaucoup l’aromathérapie. Depuis quelques mois j’ai validé un cursus avec Marianne Grasselli, qui développe l’écothérapie et les écorituels qui sont des rituels dans la nature. Dans mes coaching j’aime utiliser la nature pour accompagner les personnes et les amener vers le chemin de la transformation psycho-émotionnelle voire de la « guérison ». J’aime bien utiliser l’odorat avec les quantiques olfactifs ou les huiles essentielles, par exemple.

Comment a germé l’idée de ce livre au milieu de toutes tes activités ?

Justement et j’ai oublié de le dire [rires], je suis gardienne de cercle et j’organise des voyages inspirants pour les femmes. J’ai réuni dans un livre tout ce que j’ai mis en place dans ces cercles de femmes au fil de ces 7 dernières années. Le livre reprend la structure de mes cercles, à savoir ; un thème, une méditation en lien avec ce thème, des questions d’introspection, une huile essentielle ou un atelier créatif et une pierre qui peut accompagner cette thématique ou cette période.

J’utilise beaucoup le cycle des saisons.  Chaque mois a un message à nous transmettre et pour cela j’utilise la roue de médecine qui est pour moi  un super outil de développement personnel et spirituel. J’aime beaucoup tout ça car cela touche à la symbolique, celle de la roue, des animaux totems, de la nature et des cycles…

Écrire un livre : c’est une envie que tu avais déjà ?

J’y avais déjà pensé et quelqu’un de mon entourage m’y a aussi encouragée. En parallèle, je me suis inscrite à un groupe d’auteurs. Pas pour apprendre à écrire mais plus pour me stimuler. C’est comme ça que j’ai commencé à faire le programme de ce que j’avais envie de mettre dans ce livre et le remplir progressivement.

Tu nous as parlé de l’importance de la nature et des saisons dans ton approche : quelle est ta relation aux plantes ?

J’ai eu plusieurs fois la possibilité de me former à la phytothérapie mais aujourd’hui il y a plein de choses qui m’intéressent et pour l’instant je suis plus à l’aise avec les huiles essentielles. Pour moi la nature c’est la plus grande pharmacie au monde. C’est quelque chose que j’adore et je pense que je me formerais sur les plantes médicinales à un moment donné.

Au-delà de tes cercles de femmes, quelles ont été tes sources d’inspiration pendant le processus d’écriture ?

Mon inspiration est aussi issue de tout l’enseignement que je poursuis sur la culture amérindienne qu’elle soit du Nord ou du Sud. C’est aussi quelque chose qui m’a accompagnée. Je trouve qu’écrire un livre c’est un chemin initiatique parce que tu travailles sur la confiance en toi, sur la persévérance. Ça a été quelque chose de fort pour moi parce que j’ai tendance à commencer plein de choses parce que je suis très spontanée, pleine de vie et si ça ne suit pas ; le souffle retombe. Là je n’avais personne pour me stimuler à part moi-même. Heureusement que j’avais ce groupe d’auteurs qui me permettait chaque mois de devoir leur exposer ce que j’avais fait donc ça me poussait à avoir quelque chose à leur présenter. Le vrai challenge pour moi a été de dépasser mes propres croyances limitantes comme : « Je vais intéresser qui ? Qui va l’acheter ? C’est déjà fait, c’est déjà écrit… Pourquoi moi ? Quelle est ma légitimité ? ». Mais j’aime relever des défis et quand je suis décidée je vais au bout.

Ton attrait pour la culture amérindienne te vient-il d’un enseignement en particulier ?

Oui d’un enseignement que j’ai reçu il y a, à peu près 13 ans, lors d’une formation de 3 jours sur le coaching symbolique, un apprentissage sur la roue de médecine, la culture andine. Ce stage a réveillé quelque chose en moi. Et depuis j’ai continué à suivre ces enseignements avec Daniëlle De Wilde en Belgique. En parallèle je suis une formation avec Jerry Dunson, un amérindien Kiowa-Ponka qui nous enseigne la culture des Lakotas. J’aime beaucoup ces différentes sagesses qui créent des ponts entre elles.

Quelle boisson t’as le plus accompagnée pendant que tu écrivais ?

Le yogi tea ! Le café aussi mais j’ai arrêté depuis un mois. Je n’aime pas l’amertume du thé, du coup, je me reporte beaucoup sur des infusions et je préfère celles qui sont à base d’épices, de gingembre, de citron…

Quelle huile essentielle t’as le plus accompagnée pendant que tu écrivais et pourquoi ?

J’utilise les quantiques olfactifs qui sont des synergies d’huiles essentielles à respirer. Forcément j’ai beaucoup respiré celle qui s’appelle « Inspiration ». Je me masse aussi beaucoup les pieds avec de l’huile essentielle d’épinette noire et celle de gingembre pour stimuler l’organisme et pour l’ancrage.

Nous sommes en décembre et ton livre se lit comme un accompagnement mois après mois pour rayonner notre féminité; qu’est-ce qu’il te parait important de nous partager pour apporter un peu de magie en cette saison ?

En ce moment avec les fêtes de Yule qui ont commencé le 20 décembre et le solstice d’hiver, on peut créer un autel avec les éléments de la nature comme des pommes de pin, des herbes, pour célébrer cette saison qui est celle du retour à soi, d’un temps de pause. Décembre c’est le mois où l’on fait le point sur l’année qui vient de s’écouler pour se projeter vers la nouvelle année qui arrive. C’est intéressant car les fêtes de Yule qui durent 12 jours, ont débuté le 20 décembre avec ce que les Celtes appellent la fête des mères ; qui symbolise notre attachement à notre lignée féminine. Le 21 décembre étant la nuit la plus longue de l’année, Yule symbolise à la fois le fait de rencontrer l’obscurité mais aussi le fait de célébrer le retour de la lumière qui revient les jours suivants. C’est intéressant de voir que toutes les histoires se recoupent et que beaucoup de symbolismes se retrouvent dans nos traditions contemporaines et que ça n’est pas anodin que l’on ait choisi ces dates pour célébrer Noël.

As-tu également un rituel à nous conseiller pour initier l’année qui vient ?

Apres avoir fait le bilan au mois de décembre de savoir ce que je garde, ce que je laisse ou ce que je transforme, c’est le bon moment de poser ses intentions et de se projeter sur ce que j’ai vraiment envie de voir naître au printemps. Je trouve que le tableau de vision est un très bel outil pour ça et que le mois de janvier est le moment idéal pour le faire. Je concrétise mes intentions en découpant, en dessinant en créant… On se met face à notre page blanche et on voit ce que l’on a envie de raconter, de créer.

Merci beaucoup pour le temps que tu as accordé à Sorae, Pascale. Est-ce que toi tu as un message à nous faire passer pour terminer notre entretien ?

Oui j’ai envie de rajouter un petit message : on est tous acteurs/actrices de ce nouveau monde qui pour moi n’est pas encore né. Mais on aspire tous à quelque chose de plus joyeux, de plus harmonieux, de plus beau… C’est bien d’en avoir l’intention mais je trouve que c’est important que chaque personne individuellement fasse un geste vers cet objectif-là. Dans l’idée des colibris de Pierre Rabhi, c’est intéressant de se poser la question : quelle est l’action concrète que je mène en 2022 même si j’ai l’impression que c’est un petit geste ?

Et surtout de rester dans la bienveillance par rapport aux choix des uns et des autres, de rester dans l’ouverture du cœur. Chacun détient sa vérité et c’est bien là toute la complexité de l’humain. Et c’est exactement ce que nous révèle la situation actuelle : accueillir le fait que l’autre puisse avoir un avis différent, sans que l’un ou l’autre veuille l’imposer.

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