Cynorrhodon
Focus plante

Cynorrhodon : allié de l’automne/hiver

Connaissez-vous cette plante? Et surtout ; connaissez-vous son (faux) fruit?

Ouvrez l’œil : il est facile à repérer avec sa belle couleur rouge vif et ses propriétés ne peuvent pas être plus raccord avec les besoins de notre organisme en cette saison de l’année.

De la famille des Rosacées comme les roses, ce rosier sauvage n’est autre que l’ancêtre de nos cultivars de rosier. Cette plante c’est l’églantier ou Rosa canina en latin. Son nom de rose de chien viendrait du pouvoir de l’églantine, la fleur de l’églantier de guérir les morsures de chien enragé.

Si Rosa canina est l’espèce de référence en herboristerie il existe en réalité de très nombreuses espèces de rosiers sauvages différentes dans la nature. Et bonne nouvelle : toutes les espèces sauvages sont médicinales et comestibles.

La partie de l’églantier qui nous intéresse en automne-hiver c’est son pseudo fruit. En automne chaque fleur donne naissance à une sorte de petit fruit rouge vif de 2 à 3 cm de long. Ce sont en fait des faux fruits appelé cynorrhodons. Ils contiennent de nombreuses graines qui sont en réalités les vrais fruits ; les akènes. Ces graines sont entourées de nombreux poils qui se terminent en petits crochets  d’où le nom très évocateur de : « gratte cul » pour qualifier le cynorrhodon dans la tradition populaire.

Les cynorrhodons se récoltent à l’automne, une fois passées les premières gelées. Ils sont riches en vitamine C, en pectine, en flavonoïdes et en caroténoïdes. Un combo qui lui offre de belles propriétés immunostimulantes. C’est également un tonique général et un équilibrant du système nerveux. Vous l’aurez compris ; les cynorrhodons sont idéals en prévention des maladies respiratoires et ORL de l’hiver. Habituellement, on en fait des gelée ou confitures qui ont l’avantage de conserver ses propriétés. En herboristerie on les utilise le plus souvent séchés pour les incorporer à des tisanes. Ce qui n’empêche pas de les consommer frais pour une teneur optimale en vitamine C. On peut éliminer les graines et ne manger que son enveloppe rouge à chair ferme. Néanmoins, son utilisation traditionnelle dans les campagnes était de le faire manger en entier aux enfants car les poils des graines ont un effet antiparasitaire. En effet les poils ont une action irritante sur la peau mais pas pour le système digestif.

On ne connait pas de précautions particulières à son usage.

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