Au fil des saisons

Mieux vivre l’hiver grâce à l’ayurvéda

On se crée un cocon

« Les fleurs du printemps sont les rêves de l’hiver […] », Gibran Khalil Gibran.

Le mois de janvier a doucement remplacé l’effervescence liée aux festivités du mois de décembre qui nous ont détournées de notre douce plongée dans l’hiver. Il est temps de ralentir et de renouer avec notre propre rythme à nous, qui n’est pas forcément celui que le monde extérieur voudrait nous imposer.

En ayurvéda, les saisons influent sur notre constitution de la même façon que que notre hygiène de vie, notre entourage, notre lieu de vie, l’heure de la journée, notre âge… 

En Europe occidentale l’hiver est la saison de Kapha, l’énergie de la terre. Tandis que Vata (l’énergie que nous avons traversé à l’automne) diminue progressivement jusqu’à la fin de l’hiver avec l’humidité et le réchauffement lié à l’arrivée du printemps.

L’automne avait enclenché un processus naturel de nettoyage de notre organisme et de notre mental. En hiver, le temps est à l’intégration de ce processus en entrant dans l’introspection. On cultive la bienveillance avec soi-même et son écoute intérieure. L’obscurité nous plonge dans cette danse avec nos parts d’ombre afin de les conscientiser et de faire le choix délibéré de les accepter pleinement ou de s’en débarrasser. Cette mue nous prépare à renaitre au printemps.

C’est le moment de s’occuper de notre intérieur, de créer un cocon où l’on se sente bien pour hiberner et se laisser aller en confiance. On privilégie les tonalités apaisantes liées à l’élément terre (ocre, marron, beige, terra cota, blanc…) et la décoration sobre mais chaleureuse.

On se met au diapason de ses besoins vitaux. Le matin, au réveil, on fait le point sur ce dont on a envie et ce dont on a besoin. C’est le bon moment pour tenir un journal, un carnet de bord pour mieux s’orienter dans notre traversée de l’hiver.

Enfin, on économise notre énergie en vue de faire fleurir nos projets au printemps.

On adapte son alimentation

Comme nous l’avons vu dans notre précédent post : en ayurvéda, la fin de l’automne et le début de l’hiver correspondent à une accumulation de Kapha. Le corps est alors programmé pour stocker, faire ses réserves pour affronter la période froide. Cela apaise l’élément Vata qui nous agitait en automne. Ici on ressent l’envie de se recentrer sur soi, de ralentir et de fuir le trop plein de stimuli. L’heure est à l’intégration de l’être sans superflu.

Les pensées et la sphère de la réflexion tournent au ralenti ainsi que notre métabolisme ce qui a pour conséquence d’amoindrir notre capacité digestive. Les ressources étant économisées et stockées, il est donc nécessaire de faire attention à notre alimentation car notre corps va plus facilement emmagasiner le gras, les toxines, l’eau.

Pour limiter l’accumulation de ces énergies et les déséquilibres que cela peut engendrer au sein de notre organisme, on peut jouer sur notre alimentation. Les saveurs piquantes, astringentes, amères notamment équilibrent les excès de Kapha. Par ailleurs, on privilégie une nourriture chaude et épicée, on favorise les aliments cuits, faciles à digérer, légers (à nous les soupes et les bouillons !).  

En ce qui concerne les boissons, on privilégie les tisanes et boissons chaudes épicées (comme le lait d’or dont la recette se trouve dans le post précédent ;)).

Aux fourneaux : on n’hésite pas à utiliser des épices à énergie chaude pour relancer le feu digestif mis au ralenti telles que : le gingembre, le poivre noir, le cumin, la muscade…

Enfin, on limite dans la mesure du possible les laitages, les sucres, le sel en excès, le chocolat, le café, l’alcool…

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